Archives de catégorie : Non classé

Pensées et cerveau 2

(Pensées et cerveau 2) : Essayez de prendre le temps de vous poser pendant quelques minutes et d’observer vos pensées! Quel chaos! les idées tournoient sans cesse! Il paraît que nous avons plus de 6 000 pensées par jour, une vraie machine à histoire!

Or le processus de pensée à l’œuvre dans un esprit non entraîné est pareil à un cheval sauvage. Il est :imprévisible et hors de contrôle. L’esprit est alors sans cesse en mouvement. Il fait des écarts soudains, pense à une chose puis à une autre, se sent heureux, malheureux. Lorsqu’il n’est pas entraîné le cheval sauvage nous emporte où bon lui semble. Il peut parfois nous entraîner dans une danse infernale de ruminations.

Ces pensées ont-elles un impact physique sur nous? C’est ce que les neurologues ont investigué, et le résultat est assez incroyable : nos pensées modifient notre cerveau! Comme nous l’avons vu dans la première partie de cette article. Grâce à la neuroplasticité tout ce que l’on vit, ce que l’on apprend, ce que l’on ressent, ce que l’on pense, modifie la structure de notre cerveau. Il devient alors intéressant de voir quelle est la nature de nos pensées. Et remarquer comment faire attention à ce à quoi l’on pense!  C’est une question d’entraînement. La pratique de la méditation est un excellent moyen pour apprivoiser ce cheval sauvage de façon à le maîtriser tout en faisant de l’esprit un cavalier confirmé. 

– L’être humain a la capacité d’observer ses propres pensées. 

Par ex,dans la méditation de pleine conscience, nous utilisons nos capacités de conscience réflexive, qui consistent à observer le flot de nos pensées. Le zen propose la métaphore de la cascade. On est entre la chute d’eau (le flot de nos pensées) et la paroi du rocher. Légèrement décalé, on s’observe penser, on n’est plus sous le flot (distance) mais on est pas loin (présence). 

– Les pensées ne sont que des événements mentaux, des phénomènes transitoires. 

Ces innombrables chaînes de pensées qui traversent notre esprit ne sont en fait que de l’activité mentale. 

– Nous pensons que nous sommes nos pensées et qu’elles sont la réalité. 

Quand on est identifié à son mental, on croit que si on a une pensée on est identifié à cette pensée. Par ex: “Si j’ai une pensée de stress, je suis stressé. Si j’ai une pensée de tristesse, je suis triste”. 

 C André:Certaines de mes pensées et de mes émotions sont si convaincantes et si présentes qu’elles se présentent comme la réalité elle-même. Si une pensée me dit je n’y arriverai pas alors je réagis comme si c’était vrai. Si une émotion d’angoisse ou de dépression me submerge, et si j’ai le sentiment que c’est la catastrophe. Alors je réagis comme si c’était vrai et cela me fait souffrir. Mais souvent mes pensées et mes émotions se trompent et me trompent, très souvent.”

– Nos pensées ne sont pas le problème, mais plutôt le rapport que nous entretenons avec elles

La machine à histoire que nous avons dans la tête est très forte pour nous encourager à demeurer tel que nous sommes. Si nous réalisons celanous verrons mieux que,dans ces pensées, se nichent beaucoup de jugements de valeur, d’automatismes, d’énergies d’habitude, d’impulsions, avec lesquels nous n’avons pas forcément à être d’accord. En fait, nos pensées sont nourries par nos sensations, notre imagination, nos souvenirs, nos projections d’avenir. Elles sont très liées à notre éducation et notre vécu, mais elles ne sont donc pas forcément représentatives de la réalité et de ce qui s’est vraiment passé. C’est ce que les psychologues appellent des distorsions cognitives.

Cependant,  il n’en reste pas moins vrai que c’est à nous qu’il revient de décider si la pensée à une valeur de vérité ou non et comment nous voulons y faire face

  1- Développons notre concentration :

(voir article “Porter attention à votre attention” pour plus d’informations)                                                                                                                                        

2- Revenons à l’expérience du moment présent.

En  regardant  nos pensées aller et venir. Dans l’instant présent nous sommes libérés des peines du passé et des angoisses du futur. Soyons conscient de tout ce qui nous entoure grâce à nos sens : sons, couleurs, odeurs.                            

 3- Acceptons toutes les pensées telles qu’elles se présentent dans le moment présent.  

Si nous voulons que  l’esprit soit  libre, résister à ces pensées ne fait que créer plus de tensions. Nous dépensons souvent beaucoup d’énergie dans notre vie à nier et à résister à ce qui est déjà un fait, ce faisant nous créons davantage de tensions.                                                                                             

4-  Lâchons prise en acceptant les pensées telles qu’elles sont.

Nous les reconnaissons et simplement ne les poursuivons pas davantage. Si nous trouvons particulièrement difficile de lâcher quelque chose  en raison de sa forte emprise sur notre esprit, nous pouvons diriger notre attention vers le ressenti de cette emprise. Se cramponner est le contraire de lâcher prise.   

5- Accueillons nos pensées avec une attitude d’intérêt et de curiosité bienveillante.                     

En cessant de les nourrir plutôt que de leur résister, il est possible de s’en distancier et de les considérer d’une autre perspective.    

6- Pratiquons le  non jugement et l’attitude de témoin.   

Quand nous faisons attention à nos pensées,  il est courant d’être surpris par le fait que nous générons en permanence des jugements sur notre expérience. A peu près tout ce que nous voyons est étiqueté et catégorisé par le mental. Nous réagissons à tout ce dont nous faisons l’expérience selon la valeur que nous lui attribuons. Certaines choses, personnes, situations et circonstances sont jugées « bonnes » parce qu’elles nous font nous sentir bien. D’autres sont tout aussi vite considérées comme « mauvaises » parce qu’elles nous font nous sentir mal. Le reste entre dans la catégorie « neutre » car nous pensons que cela n’a pas beaucoup d’importance.                                                                          

  7 – Pratiquons la patience.   

Rappelons nous que nous n’avons pas à remplir nos moments avec des activités et davantage de pensées pour qu’ils soient riches. La patience est une forme de sagesse. Elle prouve que nous comprenons et acceptons le fait que, parfois, les choses doivent se déployer à leur rythme

1 Nous avons davantage tendance à ne retenir que les événements les plus négatifs. 

Imaginons une personne se déplaçant d’un point à un autre. Sur son parcours, elle croise un couple qui s’embrasse, un groupe de personnes qui rigolent, un passant qui aide un aveugle à traverser, un chien qui vient de se faire écraser. Mais lorsqu’elle arrive à son lieu de rendez-vous, celle-ci parlera bien plus du pauvre chien écrasé plutôt que des autres événements.  

 2 – Familiarisons nous avec nos ruminations, nos pensées automatiques, récurrentes

Rappelons-nous la loi de Hebb: “tout ce qui se connecte se renforce”.Donc, plus je vais entretenir des pensées négatives, douloureuses, plus je vais les développer et donc plus je vais développer ma capacité à penser à ces choses là, et à ressentir les émotions associées. 

3- Ce genre de pensées peuvent déclencher le mécanisme de réponse au stress. 

Le danger étant de devenir dépendant de ces pensées car les hormones du stress peuvent être très addictives.

L’histoire du verre d’eau : une psychologue, soulevant un verre d’eau, demande à ses élèves: “Combien pèse ce verre d’eau?”. Les réponses entendues variaient de 200 à 500 grammes. Mais sa réponse surprit ses élèves: « Le poids absolu n’a pas d’importance. Cela dépend de combien de temps je tiens ce verre. Dans chaque cas, le poids du verre ne change pas, mais plus longtemps je le tiens, le plus lourd, il devient. Le stress et les inquiétudes dans la vie sont comme ce verre d’eau. Si vous n’y pensez que pendant un moment, rien ne se passera. Si vous y pensez un peu plus longtemps, les problèmes commencent à apparaître. Et si vous y pensez toute la journée, vous vous sentez paralysés, incapable de faire quoi que ce soit.Pensez à déposer le verre. »

4 – Décidons donc dans quelles pensées nous allons nous investir 

 Christophe André nous dit que la rumination, c’est la solidification du bavardage de l’esprit

Il est donc particulièrement important d’identifier les pensées parasites qui nous absorbent et sont  susceptibles de nous entraîner dans une spirale descendante. 

En devenant  plus facilement conscient du processus et il est possible de le changer. Essayons donc de voir avec lucidité comment nous voulons agir et dans quelles pensées allons-nous nous investir!  

1 – Détournons notre activité mentale vers un thème étranger à nos soucis, nos obsessions. 

L’idée est de tirer profit de la neuroplasticité afin de développer un nouveau circuit cérébral qui procure du plaisir et libère de la dopamine. Cette dopamine récompense l’activité de remplacement et consolide les nouvelles connexions neuronales. Ce circuit neuronal rivalise avantageusement avec l’ancien et finit par l’affaiblir. Nous retrouvons ici le principe utilitaire de la plasticité “ce qui ne sert à rien n’a pas de raison d’exister”. Ainsi avec les obsessions et les comportements compulsifs, Norman Doidge nous dit. Plus on le fait, plus on a envie de le faire; et inversement : moins on le fait moins on en a envie”!

2 – Passons du mental négatif au mental positif.

Les critiques envers nous-mêmes, notre environnement, la société, génèrent en nous une attitude négative, par les pensées que nous projetons. Au contraire, apprenons à repérer les bons moments de la vie, même les plus banals ( un rayon de soleil, la beauté de la nature, le sourire d’un enfant…) et à les savourer! 

3 – Pensons à éprouver de la bienveillance et de la gratitude 

Pour nous mêmes d’abord et pour les êtres aimés qui nous entourent. Pour toutes les choses pour lesquelles j’éprouve du plaisir, du bonheur. 

Petit truc avant de s’endormir ou au réveil le matin. Se rappeler de 4 ou 5 évènements positifs qui me sont arrivés dans la journée et éprouver des pensées de gratitude.

“Le bonheur s’engramme” nous dit Christophe André. Si nous en prenons conscience et savourons les moments de bonheur en nous rendant présent à cet instant,nous le transformons en un sentiment de bonheur beaucoup plus puissant. Celui ci qui va laisser une trace profonde dans votre cerveau, où il se trouvera enregistré quelque part dans vos réseaux synaptiques et neuronaux. 

Une des techniques les plus simples  et les plus efficaces pour calmer le vacarmeincessant de vos pensées est  la méditation.

Plus de 1000 études ont été publiées prouvant les bienfaits pour la santé de la méditation. Les gens qui méditent ont des connexions neuronales plus fortes entre les différentes parties du cerveau.

La méditation de pleine conscience est souvent décrite comme une attention à notre expérience du moment présent sans élaboration conceptuelle ni réactivité émotionnelle. 

Méditer est un moyen de découvrir comment fonctionne l’esprit et comment transformer ses conditionnements.  Voir article “Les bienfaits de la Méditation

Les choses difficiles font partie de la vie et c’est la manière dont nous faisons face aux difficultés qui constitue la différence entre le fait qu’elles dirigent nos vies ou que nous pouvons les considérer avec plus de distance. 

Il est parfois difficile d’envisager l’aspect positif de l’existence lorsque l’on baigne dans un climat d’informations négatives. Les médias, qui pour la plupart y trouvent un intérêt pour leur audimat. Ils ne font qu’encourager et répondre à la demande du grand public qui cherche à nourrir des sentiments et d’émotions négatives.

Si nos pensées engendrent la peur, l’inquiétude, l’anxiété et la négativité on stimule les circuits neuronaux à produire davantage de pensées similaires. A l’inverse si nos pensées engendrent l’amour, la compassion, la gratitude et la joie on stimule les circuits neuronaux à reproduire ces expériences. On comprend mieux pourquoi les personnes bercées dans une forme de « sinistrose » ou de pensées « morbides » semblent s’y complaire de plus en plus avec le temps.

Mais pourquoi se priver de nouvelles plus constructives capables de nous aider à évoluer en encourageant nos sentiments les plus positifs ?

Nous savons tous qu’il est toujours préférable de regarder le verre à moitié plein d’optimisme plutôt qu’à moitié vide de pessimisme !

Cliquer sur les liens ci dessous pour découvrir les différents articles.

1 – La science de l’attention 2-  Pensées et cerveau 1 Mes pensées changent mon cerveau l’approche neuroscientifique. 3 – Pensées et cerveau 2 Différentes manières de considérer autrement ses pensées. 4 – Les bienfaits de la Méditation.

Pensées et cerveau 1

1ère partie: Mes pensées changent mon cerveau. L’approche neuroscientifique. 

Essayez de prendre le temps de vous poser pendant quelques minutes et d’observer vos pensées! Quel chaos! les idées tournoient sans cesse! Les textes fondateur du yoga, disent que le psychisme ressemble alors à un singe saoul. Pire, il serait en plus piqué par une abeille…ou un serpent!!!  Il paraît que nous avons plus de 6 000 pensées par jour, une vraie machine à histoire! Nous passons donc des heures à penser.  Ces pensées sont-elles anodines ou nous entraînent elles parfois dans une danse infernale de ruminations? Quel impact ont-elles sur nous? C’est ce que les neurologues ont investigué, et le résultat est assez incroyable : nos pensées modifient notre cerveau!

Les neurosciences nous disent quetout ce que l’on vit, modifie la structure de notre cerveau. Ce que l’on apprend, ce que l’on ressent, et même ce que l’on pense!  C’est ce qu’on appelle la neuroplasticité du cerveau. Nous verrons que tout part du neurone, unité de base du système nerveux et comment suivant les deux lois de plasticité, nos pensées peuvent changer la structure matérielle du cerveau

Le système nerveux est formé d’une centaine de milliards de cellules : ce sont les neurones, cellules spécialisées qui constituent les plus petits composants du système nerveux central. Le rôle fondamental d’un neurone est de recevoir, propager et transmettre le signal nerveux.  – Chaque neurone est constitué de trois entités :

  • d’un soma, qui contient le noyau qui renferme le matériel génétique de la cellule
  • plusieurs dendrites, qui forment une arborisation autour du soma 
  • d’un axone, qui est un long prolongement (pouvant varier d’une dizaine de microns à plus d’un mètre de long chez certains neurones de la moelle épinière) Il se ramifie en quelques milliers de terminaisons, les racines.Au bout de chaque racine se trouve un bouton synaptique. Les boutons synaptiques établissent une connexion entre eux et les dendrites d’un autre neurone. 

– Le transfert d’information d’un neurone à l’autre s’effectue au niveau des synapses (transmission synaptique) :

La synapse : bien que les neurones soient très proches les uns des autres, ils ne se touchent pas. La synapse est la région d’interaction entre deux cellules nerveuses qui permet le passage d’un signal, d’une information d’un neurone à un autre. Lorsque l’influx nerveux atteint le bouton synaptique du premier neurone, les signaux électriques ne peuvent pas franchir la fente synaptique. La communication entre deux neurones se fait alors par l’intermédiaire des neurotransmetteurs.

Ces neurotransmetteurs sont substances chimiques qui servent de relais en traversant la fente synaptique qui sépare les deux neurones. Là, cet influx est capté par des logements spéciaux aménagés sur la surface des dendrites, qu’on appelle récepteurs. Le médiateur chimique dans la synapse permet l’articulation avec la dendrite du neurone adjacent en l’excitant ou en l’inhibant. Dans notre cerveau, l’information circule en gros de 2 façons: électriquement à l’intérieur de chaque neurones, chimiquement pour passer à travers la synapse qui relie 2 neurones.

– La communication dans une chaîne de neurones se fait dans un seul sens :

C’est ce mouvement, ou flux, qui permet au courant électrique de se propager en permanence de neurone en neurone. Un neurone peut recevoir deux types de signaux: ceux qui l’excitent et ceux qui les inhibent.  Il les prend en compte pour élaborer, à son tour, un nouveau message nerveux original qu’il va transmettre. Ainsi le neurone n’est pas un simple relais mais une unité de traitement de l’information. On compte de quelques centaines à plusieurs dizaines de milliers de contacts synaptiques par neurone. Chacun de nous possèderait donc plus de 100 milliards de synapses.

Nous pensons donc que le cerveau humain est capable de générer des pensées grâce à une activité électrique impliquant des milliards de neurones et le relâchement dans la fente synaptique de multiples neurotransmetteurs.

Nous pouvons changer notre cerveau simplement en pensant. Chacune de nos pensées altère l’état de nos synapses à une échelle microscopique. Au début des années 90, le neurologue Pascual-Leone démontra que le simple fait de penser change la structure du cerveau.  Pascual-leone et son équipe ont prouvé l’impact de nos pensées sur notre cerveau. Grâce aux scans du cerveau effectués sur de personnes s’entrainant à la pratique du piano. Les sujets qui répétait mentalement activaient leur cerveau de la même manière que s’ils effectuaient réellement l’effort. Fait intéressant, les circuits se sont renforcés et développés dans la même région du cerveau que le groupe pratiquant physiquement. 

Avec un effort mental approprié, le cerveau ne sait pas faire la différence entre un effort mental et physique.  La visualisation mentale d’un geste a donc le même effet sur le cerveau que le geste physique lui-même!  Tout ce qu’imagine l’esprit laisse des traces concrètes. Donc, les pistes mentales qui se créent dans le cerveau peuvent induire des habitudes bonnes ou mauvaises. Ces habitudes s’enracinent et se consolident en même temps

Deux lois de plasticité: 

Deux neurones qui réagissent ensemble se raccordent l’un à l’autre (cells that fire together, wire together). Rappelez vous, chaque pensée crée une connexion neuronale. Si vous ressassez assez souvent  la même pensée, la connexion neuronale deviendra plus forte, d’autant plus qu’il y aura un attachement émotionnel connecté à cette pensée.

Pascual  Leone compare le cerveau plastique a une colline couverte de neige. L’aspect de cette colline, le degré de la pente, les rochers, la consistance de la neige tout cela constitue un ensemble de données comme nos gènes. Si nous descendons la colline en luge nous avons la possibilité de manœuvrer. Nous suivons alors un itinéraire déterminé par notre habilité et les caractéristiques de la pente.Mais la deuxième fois que vous descendez il y a de fortes chances que vous vous retrouviez plus ou moins à proximité de vos traces. Et si vous passez l’après midi à descendre et à remonter vous aurez : des itinéraires très peu utilisés, d’autres moyennement  utilisés et d’autres qui seront de véritables “rails” qu’il sera très difficile d’éviter. 

2 neurones qui réagissent consécutivement se raccordent séparément.. Inversement, si une mémoire/pensée/souvenir n’est pas utilisé ou n’est que rarement stimulé, ses connexions neuronales finiront finalement par disparaître. Le cerveau humain est basé sur le principe d’après lequel. “Ce qui ne sert à rien n’a pas de raison d’exister”. “Use it or lose it”! A contrario “tout ce qui se connecte se renforce”! A cause de la nature compétitive de la plasticité, les connexions dendritiques de nos neurones ne cessent de fabriquer de nouvelles synapses et d’en dissoudre d’autres.Quand on a besoin d’apprendre quelque chose de neuf, certains circuits se créent. Quand on en a plus besoin, ils sont abandonnés et dépérissent. Car un circuit neuronal a besoin d’être sans cesse réactivé pour pouvoir subsister

L’apprentissage c’est forger de nouvelles connexions neuronales

Nous établissons de nouvelles connexions synaptiques dans le cerveau de deux manières: en apprenant de nouvelles choses et en ayant de nouvelles expériences.  Donc, chaque fois que nous apprenons de nouvelles connaissances, que nous vivons de nouvelles expériences, le cerveau change. Moins nous le stimulons, moins nous construirons de connexions synaptiques. 

La puissance de l’attention focalisée 

Voir article“La science de l’attention”pour plus d’informations.

Tout d’abord apprenez à faire attention, ne vous laissez pas distraire, apprenez à vous concentrer. Il y a un système dans le cerveau qui s’appelle l’attention exécutive qui va vous permettre de sélectionner une ligne de pensée. L’attention crée une stimulation accrue. Elle dépasse le seuil normal de déclenchement neuronal, et incite donc de nouvelles équipes de neurones à s’unir. Plus la concentration d’une personne est forte, plus les signaux envoyés aux neurones associés au cerveau sont puissants.  Lorsque nous ne prêtons pas une attention complète à ce que nous faisons dans le moment présent, notre cerveau active une multitude d’autres réseaux synaptiques qui peuvent le détourner de son intention initiale. Sans concentration focalisée, les connexions cérébrales ne sont pas établies et la mémoire n’est pas stockée. En d’autres termes, nous ne faisons pas de connexions synaptiques durables.

C’est donc quand notre attention est focalisée que les neurones se relient le plus.  Nous louons souvent la polyvalence aujourd’hui, l’aptitude à être multitâches. Mais s’il est vrai qu’on peut apprendre en dispersant son attention,l’éparpillement cognitif ne conduit pas à des changements profonds et constants dans le cortex cérébral

Nous nous souvenons par répétition.

Tout travail d’apprentissage ( et la rééducation en est un) demande beaucoup d’efforts, une discipline, de la régularité, de l’opiniâtreté. Tous ces apprentissages ne viennent pas en une seule fois, le processus du changement du cerveau prend du temps. Tel un paysan qui creuserait son sillon toujours plus profond, la personne qui apprend doit répéter encore et encore pour conforter ses voies synaptiques. Il faut donc beaucoup de répétitions, et une attention consciente et focalisée, pour qu’une pensée s’inscrive à long terme dans notre cerveau! 

Distribuer l’apprentissage est plus profitable que de le regrouper en une seule fois. 

1/4h tous les jours plutôt qu’une seule fois 2H!

Désapprendre est d’ordinaire plus difficile qu’apprendre.

La plasticité compétitive explique pourquoi nous avons tant de mal à rompre avec nos mauvaises habitudes où à les désapprendre. Au cours du processus d’acquisition de la mauvaise habitude celle-ci prend le contrôle d’une aire cérébrale. A chaque fois que nous récidivons elle occupe un peu plus de terrain. Elle rétrécit d’autant l’espace disponible pour la bonne habitude. 

Ce qui est le plus difficile dans le changement, c’est de ne pas faire les mêmes choix que la veille. 

Joe Dispenza nous explique. Quand vous décidez de ne plus penser de la même manière, vous avez fait le premier pas. Mais préparez vous, cela va être inconfortable, cela  ne va pas être  familier, il y aura de l’incertitude. Comme vous n’avez plus les mêmes habitudes, vous ne ressentez plus les mêmes émotions. Ainsi, vous ne déclenchez plus les mêmes pensées qui déclenchent les mêmes processus chimiques. Or le corps a l’habitude de sa continuité chimique, et soudain il dit: “qu’est-ce que tu fais là haut? . J’ai déjà ajusté tous les récepteurs chimiques ”.

Ainsi, après avoir déclaré que vous  ne serez plus jamais une victime, vous entendez ces pensées dans votre tête. Tu ne changeras jamais”. A partir du moment où vous répondez à ces pensées comme si c’était vrai, elles vont conduire aux mêmes choix. Ces choix entraînent les mêmes comportements, les mêmes expériences, les mêmes émotions. Les gens se disent alors:“oui je suis bien, ce ressenti est familier”

Tout ce que l’on vit modifie la structure de notre cerveau. Ce que l’on voit, ce que l’on fait, ce que l’on ressent, voire même ce que l’on pense! Ainsi, les neurologues ont en effet montré que le simple fait de visualiser un geste développe la même partie du cerveau que si l’on faisait ce geste physiquement. 

Quelles sont les implications d’une telle découverte? En ce sens, Pascual Leone nous dit: « Si nos pensées modifient notre cerveau, il nous faut faire attention à ce que l’on pense! » Quant à Aristote, il disait déjà il y a plusieurs siècle: “Nous sommes ce que nous répétons souvent. L’excellence n’est pas un acte mais une habitude”.  Nous devons prendre la responsabilité de nos pensées si nous voulons contrôler le développement de notre cerveau. Et de ce qui en découle : notre vision du monde, nos comportements, nos émotions… C’est une question d’entraînement, de pratique mais surtout d’attention… Découvrez  comment faire dans la deuxième partie de cet article sur les pensées: “Différentes manières de considérer autrement ses pensées« .

Réferences:

  • Boris Cyrulnik Pierre Bustany,Christophe André, Jean-Michel.
  • Oughourlian,Thierry Janssen Patrice Van Eersel, Votre cerveau n’a pas fini de vous étonner, Albin Michel 2012.
  • Norman Doidge, Les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau, Belfond 2007.
  • Matthieu Ricard, Wolf Singer,Cerveau et méditation, le dialogue entre Bouddhisme et les neurosciences, Allary Éditions 2017.
  • Joe Dispenza, Evolve your brain, Hici books 2017.
  • Christophe André, Je médite jour après jour, Iconoclaste 2015.
  • Christophe André, Matthieu Ricard, Alexandre Jollien, Matthieu Ricard, L’art de la Méditation, Nil 2005.
  • Chad Meng Tang, Connectez vous à vous mêmes, Belfond.
  • Saki Santorelli, Heal Thy Self, Bell Tower New York.
  • Jon Kabat Zinn, Où tu vas tu es, JC Lattès.
  • Jon Kabat Zinn, Au coeur de la tourmente la pleine conscience, Bien Être.
  • Thich Nhat Hanh, Pratique de la Méditation à chaque instant, Courrier du livre 2011.
  • Sakyong Mipham, Courir comme on médite, Editions Tredaniel.

Cliquer sur les liens ci dessous pour découvrir les différents articles.

1 – La science de l’attention 2-  Pensées et cerveau 1 : Mes pensées changent mon cerveau l’approche neuroscientifique 3 – Pensées et cerveau 2 : Différentes manières de considérer autrement ses pensées 4 – Les bienfaits de la Méditation

La science de l’attention

(La science de l’attention) : La méditation de Pleine Conscience est un processus attentionnel extrêmement actif qui influence notre humeur et par conséquent notre joie. Il y a beaucoup de similarités avec le stress externe lié à l’environnement et la  distraction de l’esprit. Ce vagabondage  distrait notre pouvoir d’attention. La PC ou Pleine Conscience est un terme qui désigne une forme d’entrainement à l’attention que tout le monde peut pratiquer.

L’histoire humaine n’a jamais connu de flux aussi importants d’informations de toutes sortes qui perturbent notre attention. Pour résoudre ce problème de surcharge, l’évolution a conçu une solution qui est le système d’attention cérébrale. L’attention permet donc d’aligner notre pensée et notre comportement. Cependant ce puissant système souffre aussi de nombreuses vulnérabilités.Un environnement stressant, nos humeurs négatives et le vagabondage de l’esprit déséquilibre ce système. Cela ne va pas sans conséquences: nous faisons des erreurs, nous sommes moins heureux. Alors comment pouvons nous entraîner notre cerveau pour acquérir une meilleure attention et être plus satisfait ?La science de l’attention et la Pleine Conscience nous apportent des solutions pour retrouver notre joie.

Surcharge d’informations.

Contrairement aux idées reçues il est prouvé que les humains utilisent 100% de leur capacité cérébrale mais ils souffrent d’un problème de surcharge d’informations. C’est pourquoi l’évolution a conçu le puissant système d’attention cérébrale. Ce système qui nous permet de sélectionner des informations, gérer les tâches que nous devons faire, planifier nos actions. C’est aussi un système très important pour réguler notre humeur, nos émotions, pour nous connecter et nous relier à d’autres personnes. L’attention  permet d’aligner notre pensée et notre comportement.

 La puissance de l’attention focalisée 

Les neuroscientifiques nous disent que c’est quand notre attention est focalisée que les neurones se relient le plus. Il se crée alors une stimulation accrue, qui dépasse le seuil normal de déclenchement neuronal. Ainsi, plus la concentration d’une personne est forte, plus les signaux envoyés aux neurones associés au cerveau sont puissants. Sans concentration focalisée, les connexions cérébrales ne sont pas établies et la mémoire n’est pas stockée. Si nous ne prêtons pas une attention complète à ce que nous faisons dans le moment présent, notre cerveau active une multitude d’autres réseaux synaptiques. Ceux ci peuvent le détourner de son intention initiale. De nos jours, nous louons souvent la polyvalence, l’aptitude à être multitâches. Mais s’il est vrai qu’on peut apprendre en dispersant son attention,l’éparpillement cognitif ne conduit pas à des changements profonds et constants dans le cortex cérébral.

  • Le système d’orientation: utilisons l’image de la lampe de poche ou  qui nous permet de sélectionner et de diriger. Mais il y a des avantages et des inconvénients à diriger notre attention de cette manière. Car si nous nous concentrons sur quelque chose, nous oublions le reste autour de nous.
  • Le système d’alerte: utilisons l’image d’un feu de signalisation orange, notre attention consciente d’un danger potentiel, est en état d’alerte. Contrairement au rétrécissement et au réglage fin du système d’orientation, cet élargissement est précieux car ils nous permettent d’être prêts quelles que soient les circonstances.
  • Le système exécutif du cerveau, ou le jongleur. Comme le dirigeant d’une entreprise, qui veille à ce que tout se déroule correctement et qu’aucune des balles ne tombe. Nous voulons être sûrs de maintenir les objectifs et de garantir que les choses nécessitent une gestion, un suivi.

Tous ces 3 systèmes sont importants, nous les utilisons tout le temps dans l’exécution de comportements complexes sans le savoir. C’est donc un système cérébral puissant, mais qui souffre aussi de nombreuses  vulnérabilités.

La nature humaine est ainsi faite, nous avons davantage tendance à ne retenir que les événements les plus négatifs. (cela est probablement dû au fait qu’un événement négatif attise nos peurs, nos angoisses)… Imaginons par exemple, une personne se déplaçant d’un point à un autre. Sur son parcours elle croise un couple qui s’embrasse, un groupe de personnes qui rigolent, un passant qui aide un aveugle à traverser, un chien qui vient de se faire écraser… mais lorsqu’elle arrive à son lieu de rendez-vous celle-ci parlera bien plus du pauvre chien écrasé plutôt que des autres événements. 

Nous mémorisons les événements de manière d’autant plus efficace que l’émotion qui les accompagne est forte.Les journalistes l’ont bien compris, si vous captez l’attention des gens avec des images négatives dérangeantes de souffrance et de violence, vous affectez leur attention. 

Les distractions stressantes externes ont donc une influence sur l’attention. Mais que se passe-t-il si nous n’avons pas de distractions externes mais que nous nous distrayons nous mêmes ? 

Le vagabondage de l’esprit

Il y a beaucoup de similarités avec le stress externe lié à l’environnement et notre distraction interne. Notre errance interne distrait aussi notre pouvoir d’attention. Les scientifiques ont découvert que l’adulte moyen passe 50% de sa vie éveillée à ne pas prêter attention à ce qu’il fait. Une des raisons est que l’esprit a cette fantastique capacité à voyager dans le temps. En utilisant la métaphore du lecteur de musique MP3, nous voyons que nous pouvons rembobiner l’esprit dans le passé pour réfléchir à des événements qui se sont déjà produits. Ou nous pouvons avancer rapidement/fastforward pour planifier ce que nous voulons faire….Nous atterrissons souvent dans ce mode voyage dans le temps très fréquemment sans même en avoir conscience!  Pensez à la dernière fois que vous lisiez un livre sans aucune idée de ce que les mots disaient!

Sur mode

La rêverie et le vagabondage de l’esprit sont essentiels mais peuvent passer en sur mode dans des circonstances telles que les menaces, les peurs, le stress ou la mauvaise humeur. Quand cela se passe notre attention est maintenue dans le passé. Nous ruminons alors ou regrettons ce qui n’est plus. Nous pouvons aussi nous projeter dans le futur. Non pas pour planifier de manière productive, mais pour imaginer des scénarios catastrophes. Quand notre esprit vagabonde, nous ne prêtons plus attention à l’instant présent. Notre attention n’est plus alignée avec ce que nous étions en train de faire. Cependant, la rêverie et le vagabondage de l’esprit sont deux choses différentes. L’errance de l’esprit consiste à ce que l’esprit ne soit plus là quand nous avons une tâche à accomplir. Cela se produit à environ 50% du temps. Ce pourcentage qui peut augmenter dans des circonstances stressantes n’est pas sans conséquences.

Nous faisons des erreurs

Nous manquons parfois des informations critiques et nous avons des difficultés à prendre des décisions. Avoir un esprit vagabond fait partie de notre évolution et ce n’est pas un problème en soi. Mais dans des conditions de menace, de stress, de variation d’humeurs, lorsque nous voulons faire quelque chose et que notre esprit n’est pas présent,cela peut être problématique. Pour certaines professions une question de vie ou de mort (pompiers, personnel médical, militaires…)

Une  attention dysfonctionnelle est liée à des troubles psychologiques. 

  • Dans le processus de dépression, par exemple. Le système de la lampe de poche est trop centré sur le contenu négatif. Il peut même se bloquer dans une certaine direction et il est très difficile de l’y dévier.
  • Pour les personnes souffrant d’anxiété, c’est comme si le système d’alerte était passé en hyper mode, nous devenons hyper vigilants. 
  • Dans les  troubles déficitaires de l’attention, le jongleur ne sait plus retenir ses balles, il ne peut plus tenir les objectifs qu’il s’était fixé.  L’attention est donc très importante pour réguler notre humeur, pour réguler nos émotions. Ainsi que pour se connecter et se relier à d’autres personnes.

«Un esprit qui vagabonde est un esprit malheureux» (titre d’un article scientifique)

Au cours des expériences scientifiques sur l’attention, les gens signalent qu’ ils sont nettement moins heureux lorsqu’ils ne font pas attention à ce qu’ils font. Même si ce qu’ils font est ennuyeux.  Cela n’a rien d’étonnant! Car développer l’attention recèle un autre bénéfice qui est la stabilité. Ainsi, on entraîne son esprit à s’en tenir à son intention. On se sert de l’attention  comme du fil d’un cerf-volant pour empêcher l’esprit de suivre les vents des pensées.   Lors de certaines activités, nous pouvons même rentrer dans un état de Flux (Flow). Cet état de concentration, d’absorption procure un sentiment d’aise et de bien-être. 

Que pouvons nous donc faire lorsque notre attention ne nous sert pas? La Pleine Conscience comme processus attentionnel extrêmement actif qui apport joie et paix

La pleine conscience est un aspect très important de l’entraînement cérébral. La pleine conscience est la qualité de conscience qui émerge lorsqu’on tourne intentionnellement son esprit vers le moment présent. C’est l’attention portée à l’expérience vécue sans filtre (on accepte ce qui vient) sans jugement (on ne décide pas si c’est bien ou mal, désirable ou non) sans attente (on ne cherche pas quelque chose de précis).

Le processus de pensée à l’œuvre dans un esprit non entraîné est pareil à un cheval sauvage. Il est imprévisible et hors de contrôle. Lorsqu’il n’est pas entraîné, le cheval sauvage nous emporte où bon lui semble. Pour l’ apprivoiser, le cheval est mené avec un très longue corde dans un grand espace ouvert où il peut courir. Mais très lentement, on resserre la corde. Le cheval s’y habitue jusqu’à ce qu’il arrive à un lieu de repos naturel.

Pendant la méditation, nous cherchons donc la même chose avec l’esprit. Nous essayons de l’amener dans un lieu de repos naturel.  Par l’entraînement, notre attention se fortifiera mais comme pour le dressage du cheval sauvage, nous devons pratiquer avec douceur. Plus vous vous engagez dans la pratique plus vous en profitez. Car la méditation va modifier la structure même de notre cerveau grâce à sa neuroplasticité.

La méditation agit sur la neuroplasticité du cerveau, c’est-à-dire que le cerveau change en réponse aux expériences et à l’entraînement. Doncla méditation va modifier la structure même de notre cerveau.   Des scanners et électroencéphalogrammes pratiqués sur des méditants “expérimentés” (au moins 10 000 heures de pratique) révèlent que l’expérience méditativesollicite certaines zones du cerveau et en améliore le fonctionnement. C’est le cas des circuits neuronaux, auxquels elle assure une meilleure connexion. Résultat : l’attention et la vigilance sont améliorées au quotidien.

Des études  montrent que 7 heures de pratique, 30 minutes par jour pendant 2 semaines sont suffisantes pour produire des changements significatifs dans le cerveau. Il n’en faut pas beaucoup pour changer le circuit cérébral et changer le comportement de manières significative.

C’est une pratique!

  • Ce n’est pas un concept, c’est une pratique. Les entraînements à la Pleine Conscience ressemblent beaucoup à l’exercice physique. Si nous ne le faisons pas, nous n’en bénéficions pas. L’esprit se fortifiera si vous continuez d’exercer votre attention.
  • Cependant, durant cette phase d’entraînement, le meilleur conseil est d’être doux, d’être amicaux avec nous-même.Comme un bon ami le serait envers nous. Il nous encourage, nous aide à persévérer. 
  • C’est très facile d’apprendre à méditer mais plus difficile de continuer à le faire quotidiennement. Comme l’exercice physique ça ne marche pas une fois pour toutes, on l’a fait une fois et c’est fini! Il faut régulièrement inclure ça dans sa manière de vivre, c’est un style de vie.

L’attention est quelque chose de très puissant mais en même temps fragile et vulnérable. L’attention affecte nos perceptions de manière très forte. Des circonstances comme le stress et le vagabondage de l’esprit diminuent son pouvoir. Le contraire d’un esprit errant est un esprit attentif. Or la méditation de Pleine Conscience nous aide à garder l’esprit sur l’expérience du moment sans jugement.     Cet esprit qui n’élabore pas, cela peut être assez libérateur et favorise le bien-être. Gagnant en stabilité, l’esprit est moins frénétique et inquiet.                 Un esprit stable établit la base d’une vie plus satisfaite et plus heureuse. Donc la Pleine Conscience induit satisfaction et joie. Mais aussi des pensées positives qui entraînent à leur tour, très souvent, des actions positives. Nous rentrons dans un cercle vertueux!!

Cliquer sur les liens ci dessous pour découvrir les différents articles.

1 – La science de l’attention 2-  Pensées et cerveau 1 Mes pensées changent mon cerveau l’approche neuroscientifique 3 – Pensées et cerveau 2 Différentes manières de considérer autrement ses pensées 4 – Les bienfaits de la Méditation